Quand la musique devient inpiration pour un projet de prévention en santé et en santé mentale.

Jewly, en écrivant, composant et interprétant son album autobiographique “Toxic”, souhaitait partager ses clés et émotions permettant de se sortir des situations toxiques que tout un chacun peut vivre dans sa vie. Après avoir vécu des concerts et des interactions avec son public avec cette nouvelle tournée, elle a su qu’elle devait aller plus loin tant cela faisant écho chez les gens. Elle pouvait faire résonner son histoire chez chacun et servir au mieux au plus grand nombre. 

Nous avons imaginé avec elle ces podcasts permettant d’aller en profondeur dans les thématiques et d’apporter de vrais clés de compréhension et les premières étapes salvatrices à faire pour s’en sortir.

Le pilote nous permet de montrer concrètement ce que cela peut apporter sur un sujet sensible comme #MeToo. La période des confinements (augmentation des comportements violents) et l’actualité malheureusement très lourde à ce sujet nous ont fait faire ce choix. Notre volonté, être tout de suite utile.

Une équipe s’est formée naturellement autour de Jewly pour rendre concret le projet du pilote :

  • Marine Wagner, étudiante en communication humaine et engagée, a posé les premières pierres opérationnelles du pilote,
  • Adeline Mangin, chargée d’information et de communication en Santé Publique à la Ville de Nancy,
  • Jodie André, apporte son expertise psychologue clinicienne dans l’animation du podcast,
  • Tony Sodki, porteur de projet innovant en santé et en culture, 
  • Lauranne Witt, militante “Nous Toutes 54”,
  • Quentin Bolmont, responsable de l’entreprise MSP, producteur de vidéos qui nous a permis de réaliser le pilote gracieusement,
  • Emmanuel Hoff, fondateur de CultureAngels.

Ecouter l’album Toxic de Jewly

Voici les thématiques de l’album Toxic et donc des 10 sujets des podcasts souhaités : 

  • Les déclencheurs  – âge intemporel

“J’ai la clé maintenant pour parler de ces choses toxiques : ces rencontres, ces situations, ces conditions… Grâce à toi j’ai compris, je vais enfin pouvoir aller au bout de cette phrase et trouver les mots.”

  • Les non réponses – 4 ans 

“J’ai 4 ans… et ma phase des pourquoi.
On est confronté très tôt aux choses toxiques et on veut comprendre même si nos parents ne savent pas toujours comment nous l’expliquer. Faut-il masquer ou expliquer la vérité face à des situations toxiques (les femmes battues, la mort, le cancer, la pauvreté jusqu’à être dans la rue, la séparation, le racisme, l’homophobie…) ?”

  • Le formatage social – 12 ans 

“Et tout ce qu’on t’oblige à faire, à être, cette bienséance et cette société dont il “faut” accepter les codes… ou pas… Être médecin, aimer le sexe opposé, la même religion, la même couleur, avoir des enfants à 30 ans. Je crois que je ne veux pas de ce formatage toxique et je peux avoir le choix !”

  • La rencontre et la violence de l’autre – 14 ans

“Je suis ado, j’ai 14 ans, presque 15… bientôt !
Not perfect… très loin de l’être, je me déteste, je n’suis pas comme les autres, je ne connais pas ma place, tout le monde se moque, tout le monde me déteste et me trouve nulle…
Persécution, violence, harcèlement au collège et en plus le cyberharcèlement de retour à la maison… Survivre ou vivre avec ces ressentis toxiques et ces épreuves…
Il y a un cinquième titre sur l’album, j’arrive donc à éviter de faire le pire…”

  • Le solitude dans le deuil – 17 ans

“Je continue ma construction, je deviens tout doucement une femme… Et là, la situation toxique que je n’imaginais pas, la mort… le décès du père qui modifie tout le schéma familial, les repères. Il va falloir se construire après cela, faire le deuil, passer par toutes ces étapes et réussir à vivre sans toi, ne pas s’attacher à toi pour les mauvaises raisons, te laisser partir même si tu seras toujours là quelque part.”

  • Les « normalités » imposées – 21 ans

“Ça y est, je suis une jeune femme. J’ai 21 ans.
J’ai compris les différences ou plutôt les non-différences… Les toxiques ne sont pas les homos, les trans, les autres religions ou autres couleurs de peau, les fous, les toxico, les handicapés, les clochards, eux, ce sont les champions. Les toxiques sont ceux qui les jugent !
Et qui pourrait avoir la prétention de fixer les normes d’une soi-disant barrière de la normalité ?”

  • Les pervers narcissiques – 24 ans

“Je commence à voir clair dans le jeu de ces pervers narcissiques et manipulateurs(trices) autour de moi. Je dois m’en débarrasser, je n’ai pas besoin d’eux et surtout ils me consument ! Comme un besoin de me purifier et de me protéger.”

  • #MeToo – 29 ans 

“Parfois il y a des moments où tout bascule… on a honte et pourtant ce n’est pas à celui qui a subi d’avoir honte. Mais comment avoir le courage d’en parler, de l’accepter, de l’affronter ? Et si tout se retournait contre soi ?”

  • L’enfer des addictions – 30 ans

“J’ai autour de 30 ans.
Addiction quand tu nous tiens… elle peut être tellement diverse et si sournoise, elle est là où on ne l’attend pas…
Mais je lutte !”

  • L’hypersensibilité – 37 ans

“La frontière entre toxicité et atoxicité : où se situe-t-elle ? Après tout ça, moi j’ai trouvé ma toxicité. “Toxic” ou “Non Toxic” ? Je suis juste hypersensible, et ce n’est pas une maladie non ! C’est ma force et ma faiblesse. Grâce à toutes ces étapes et rencontres toxiques je l’ai compris, ou par toutes ces étapes je le suis devenue ? Qu’importe ! J’ai fait le cheminement, je crie et j’assume ma singularité.”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.